72ème étape bis : Santiago-de-Compostela Santiago-de-Compostela

Aujourd’hui, je suis resté à Compostelle. J’avais bien besoin de cela pour me remettre de mes émotions d’hier, peut-être que je vous en reparlerai un jour.

Étrange sensation que de s’arrêter, de retrouver pour un jour une vie de sédentaire. J’ai fait le tour de la ville, et je suis tombé par hasard sur Hedwig. Hedwig, c’est le tout premier pèlerin que j’avais rencontré à Arcy sur Cure. À Charost, il m’avait laissé ses Bounty. Il m’a fallu 2000 kilomètres pour le ratrapper, à l’ultime étape !

À l’hostel de los reyes catholicos, ils nourissent gratuitement les pèlerins : si ça peut motiver certains d’entre vous de prendre la route un jour.

Demain je poursuivrai ma route jusqu’au Cap Finistere. C’est là-bas, tout à l’ouest, que les pèlerins d’autrefois allaient ramasser leurs fameuses coquilles. Puis ils brûlaient un vêtement, symbole de l’abandon de leur ancienne peau et de leur renaissance. Je ferai comme eux, face à l’océan, au bout du monde.

Il me reste donc trois jours de marche avant de prendre une décision qui n’a que deux alternatives : je reviens par quel moyen, à pieds ou motorisé ?

J’en connais qui vont hurler, mais j’ai vraiment envie de revenir à pieds. Alors aidez-moi à trouver 5 arguments valables pour le faire, 5 autres pour ne pas le faire.

3 jours pour décider !

72ème étape : Monte-do-Gozo Santiago-de-Compostela

Aujourd’hui, nous sommes le 6 janvier.

Aujourd’hui, c’est le jour des rois.

Aujourd’hui, mon papi souffle 80 bougies.

Aujourd’hui, c’est fête nationale en Patagonie.

Aujourd’hui, je connais même des Épiphanie dont c’est la fête.

Aujourd’hui, je suis à Santiago.