69ème étape : Portomarín Palas-del-Rey

Aujourd’hui j’ai décidé de m’arrêter à Palas del Rey. J’aurais pu continuer un petit peu plus loin, mais j’ai trouvé que le nom de cette petite localité conviendra parfaitement pour entamer les trois jours qui doivent me conduire à l’Épiphanie. J’aurai ainsi l’impression de marcher avec les mages car je crois que comme eux, je suis la bonne étoile !

Il y a du trafic de crédenciale dans l’air. J’ai vu des gens rentrer dans un bar, y obtenir un coup de tampon, puis repartir en voiture. La compostela a trop de valeur en Espagne. En conséquence je garde précieusement sur moi mes créanciales, j’ai trop peur de me les faire voler.

Difficile de décrire mon état d’esprit, je crois bien que ces derniers jours sont les plus difficiles du voyage. Rien de physique, les jambes vont bien, mais je n’arrive pas à trouver le sommeil. Santiago est au bout du pied ; curieusement j’aurais aimé qu’elle soit plus loin.

Publicités

10 réflexions au sujet de « 69ème étape : Portomarín Palas-del-Rey »

  1. Salut mon Viann,
    Bonne année à toi ! Je ne sais pas si la bonne étoile que tu suis s’arrêtera au dessus de St Jacques, curieusement elle bifurquera peut-être au Sud pour aller se positionner au dessus de Fatima qui n’est qu’à quelques heures de bus au delà du bout de ton pied….
    Or donc, tu es au km 66 ! heureusement que ce n’est pas sur la  »route 66 » car cette dernière est longue de 4000 km, 2 fois plus que ta route, toute droite, monotone et parsemée de motels en guise d’alberghes…..
    Bises, Pabilly

  2. N’est avait-il pas une nouvelle de Delerme qui illustrerait ton propos : dans le fond, le meilleur du croissant c’est toute l’attente, l’odeur dans la rue, la vitrine, &c… Une fois croqué la magie n’y est plus !
    Profite de cet etat d’esprit, le monde moderne nous l’a piqué.

    St. Jacques / Fatima que 400 bornes : une broutille pour tes arpions !

  3. Ton « blues » est bien compréhensible, surtout par tous les marcheurs, mais ne cogite pas trop.
    Quand le vin est tiré, il faut le boire. Laisse-toi porter par la joie de l’arrivée et par l’ambiance festive de la ville, qui ne manquera pas, j’en suis sûr, d’accueillir un vainqueur du Camino.

  4. Tu arrives à la fin d’une étape de ta vie, le chemin tu le vis sur le moment présent, tu es sensible à la lumière du soleil, aux chants des oiseaux, aux différentes odeurs de la nature. Tu prends le temps d’observer…………
    Tu fais différentes rencontres, certaines éphémères, d’autres resteront gravées.
    Tu marches comme un solitaire, mais sur un chemin solidaire.
    Le chemin de compostelle est un chemin de vie, tout tracé.
    Après Santiago c’est à toi de « tracé » ton chemin de vie………………avec des rencontes, certaines éphémères, d’autres prendront une grande place dans ton coeur et tu seras toujours sensible à ton entourage.
    Bon courage à toi et n’es pas peur pour « APRES SANTIAGO », déguste le moment présent……………..

    • Merci Isabelle ! Je t’assure que je prends le temps de savourer chaque instant. Le chemin est long mais il prend fin très brusquement. Le pèlerinage est décidément une belle métaphore de la vie.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s