56ème étape : Plobacion-de-Campos Calzadilla-de-la-Cueza

Aujourd’hui, je crois bien que j’ai parcouru la plus longue ligne droite depuis mon départ : 17 km d’une piste jaune et caillouteuse, sans ombre. Elle doit être terrible sous le soleil d’été.

Depuis le matin, j’étais parti seul, laissant mon colocataire d’une nuit petit-déjeûner dans un hôtel. Cela me permit de savourer tous les bénéfices d’une traversée du désert. Quand je jugeai en avoir assez, je décidai d’attendre mon compagnon de marche.

Je le voyais, loin, loin là-bas, un simple point noir sur un grand ruban jaune. Il fallut plusieurs dizaines de minutes pour distinguer d’abord son bâton, puis sa tête, puis son visage. Il arrivait lentement, parcourant des kilomètres à la vitesse de ses pas, comme je le fais depuis deux mois. Mais pour une fois, j’étais observateur.

Les marcheurs voient le monde en plus grand.

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7 réflexions au sujet de « 56ème étape : Plobacion-de-Campos Calzadilla-de-la-Cueza »

  1. Tu viens de découvrir un truc physique de dingue pour l’humanité:
    Une surface ce sont deux longueurs au carré (S = L.L).
    Un volume, trois longueurs au cube (V = L.L.L ou V = S.L).
    Un débit c’est un volume(V) sur un temps (Q = V/t).
    D’après ta dernière phrase, on peut déduire qu’un espace (E) peut être égal à une surface fois une vitesse.
    La vitesse étant une longueur sur un temps, on a:
    E = S.v avec v = L/t, soit E = S.L/t.
    Or S.L = V , soit E = V/t.
    Donc l’espace est un débit.

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