29ème étape : Mussidan Sainte-Foy-la-Grande

Aujourd’hui, l’étape était longue, si bien qu’ayant quitté un peu tard la ville fantôme de Mussidan, c’est la lumière rougeâtre du soleil couchant qui nous accueillit à Sainte-Foy-la-Grande, ville frontière de la Gironde, posée comme une forteresse le long de la Dordogne.

J’abandonnai mon ami Gouda au gîte car j’avais rendez-vous devant l’église avec ma cousine Maïté, que je n’avais plus vue depuis au moins 15 ans. Le défi était simple : allions-nous nous reconnaître facilement ?

Il y a dans la famille comme un feu sacré qui fait briller le regard, une étincelle inextinguible qui permet aux membres du clan de se reconnaître en une fraction de seconde, un truc magique que tout le monde, je suis sûr ! nous jalouse.

Hasard des rencontres, à peine eus-je dit bonjour à ma cousine retrouvée que deux japonaises se jetèrent littéralement sur moi, en me questionnant avec un accent impayable : « Vous êtes pèlerin de Compostelle ? ». Après ma réponse positive, les demoiselles, follement excitées et rigolant dans tous les sens, me demandèrent de poser auprès d’elles pour la photo. C’est le genre de trucs pour lesquels je ne me fais pas prier, à moins qu’elles ne fussent anglaises.

Elles expliquèrent plus sérieusement qu’elles étaient journalistes et qu’elles souhaitaient interviewer un pèlerin. On leur avait dit à la mairie qu’elles arrivaient hors-saison et n’avaient donc aucune chance d’en trouver dans la ville, c’était sans me compter ! Je les retrouverai demain. Ne vous étonnez pas si vous tombez un jour sur ma bobine dans un journal tokyoïte…

La soirée s’est terminée en famille, c’est à dire avec Maïté, Hugues, et une bonne dose de foie gras !

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Une réflexion au sujet de « 29ème étape : Mussidan Sainte-Foy-la-Grande »

  1. C’est par trop fort !
    Il y a 20 ans je mangeais un clafoutis aux cerises-cueillies-du jour chez eux je ne sais plus où vers Trept je crois, aujourd’hui c’est toi qui te délecte d’un foie gras chez eux !
    On choisit ses amis mais pas sa famille. C’est vrai, la famille est un cadeau de Dieu. L’étincelle que tu décris doit être de même nature que celle du buisson ardent. Il suffit d’y croire pour la voir. Les jaloux sont des aveugles finalement.
    Merci à nos aïeux de nous avoir transmis cette flamme familiale, ce feu sacré !

    Quant aux filles en Geta, c’est drôlissime de clichés. Et merci de ne pas te perdre avec des roast-beefs !

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