23ème étape : Limoges Flavignac

Aujourd’hui était le jour de la bouffe gratos !

Je suis parti tôt de Limoges, afin de profiter de l’ambiance vide du centre-ville, au petit matin du dimanche. J’appréciais chaque claquement du bourdon sur le pavé de la place de la cathédrale, sans qu’aucun klaxon ni murmure ne troublât son écho dans les rues médiévales. Chaque pas ainsi décuplé, je me sentais comme un géant dans la ville encore endormie.

C’était sans compter ceux qui ne se couchent pas, le samedi soir. C’est ainsi que je me trouvai nez à pifs avec une poignée d’étudiants passablement avinés et bien réchauffés à en croire leur tenue.

Dans des fioles, ils avaient encore de quoi arroser la matinée. Ils m’en proposèrent gentiment, je refusai de la même façon en expliquant que j’avais une longue route et qu’il me fallait plus d’énergie que de quoi marcher jusqu’au prochain bar. Ils avaient acheté un poulet et des pains au chocolat pour accompagner leur tord-boyaux, et m’offrirent leurs pains. Hop, frühstück gratos !

Plus tard, à Aixe-sur-Vienne, j’arrivai pile à l’heure de la messe. C’était un jour spécial pour la paroisse, il y eut donc un petit apéritif à la sortie. Les gens furent bien contents d’inviter le pèlerin qui passait. Hop, apéro gratos !

À la fin de la journée, surprise ! je constatai que le gîte était déjà occupé. Un jeune pèlerin venu de la ville de Gouda – la ville du fromage, comme nous pour le camembert sauf que le camembert c’est bon – était installé. Les présentations faites il m’expliqua qu’il était blessé à la jambe, c’est la raison pour laquelle je l’ai rattrapé sur la route. Il m’offrit de la bière, du fromage et de la charcuterie de son pays.

Demain, on fera donc la route ensemble.

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5 réflexions au sujet de « 23ème étape : Limoges Flavignac »

  1. Je vois avec plaisir que la paroisse de Veron n’est pas la seule où il fait bon vivre!
    Question: la cochonnaille gouda est-elle meilleure que le « fromage » éponyme?
    Bonne route avec ton nouvel acolyte !

      • Non Cathou.

        C’est que les « Goudas » sont en principe les habitants du pays en question, et que ce qu’on appelle communément « gouda », est vendu chez nous sous l’appellation « fromage », sans avoir ni le goût, ni la couleur. Peut-être vaguement l’odeur après 12h derrière un pare-brise, mais bon c’est bien tout.

        Alors faut faire gaffe parce qu’un Gouda peut-être vachement vexé si tu l’appelles ainsi (sauf s’il est fier de sa pâte de lait, mais là, bon, on ne peut plus rien pour lui et il mérite bien le surnom).
        Par exemple si on te surnome Saint Nectaire, tu es fière, forcément. Mais Renault, Tu te vexes aussitôt, c’est normal.

        C’est pareil pour les Goudas.

        Il n’y avait pas de jeu de mot ECRIT.

        Car en vérité le calembour s’est produit quand Nanou a répété ce que je viens de t’expliquer à son nouvel acolyte: le Gouda bouda.

        C’est simple, tu vois ?

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